Publié: 16 février 2010 par: Jérémy G.de R
À l’aube de ses quarante ans, le Paris Saint-Germain ne peut se targuer d’être une des plus grosses écuries du football européen. C’était le cas dans les années 90′, mais aujourd’hui la réalité est toute autre. Largué en championnat, propriété d’un actionnaire riche mais sans ambition, détesté de tous, le club de la capitale est pourtant toujours en vie. Il fait encore la Une des « grands » quotidiens tels Le Parisien ou L’Equipe, il possède des purs talents (Hoarau, Erding, Sessegnon et Sakho entre autres) et se révèle être la meilleure équipe de coupe sur la dernière décennie : deux victoires en Coupe de France pour quatre finales disputées et une Coupe de la Ligue pour deux finales disputées. Mais c’est l’arbre qui cache la forêt. Car derrière Paris ne fait plus rien en championnat. Sur les cinq dernières années, le club a frôlé la relégation à deux reprises. Mais, et c’est un mal pour un bien, cela a poussé les supporters à entreprendre. On en est aujourd’hui au stade du rassemblement, mais bientôt viendra l’heure de la « révolution » des passionnés, ceux à travers qui l’esprit du grand club d’autrefois survit encore. Présentation d’un projet ambitieux et rénovateur.
I) Un diagnostic alarmant
L’objectif avoué de ces passionnés est de sortir le club du comas dans lequel il est plongé depuis près de dix ans. Car, oui, il reste un espoir. Le club n’est pas mort, mais tout porte à croire que si personne ne fait rien, c’est au cimetière des clubs qu’on retrouvera le PSG.
Tel l’ASSE qui ne vit plus aujourd’hui qu’à travers son passé prestigieux – et qui a déjà bien entamé son processus de destruction -, le club francilien ne surprend plus. C’est simple, une défaite n’est plus considérée à présent comme une nouveauté, un fait étonnant, c’est tombé dans la routine. La victoire, elle, se fait plus rare et nous amène désormais à résonner en terme d’exploit (on exagère à peine).
Comme nous le rappelions brièvement en introduction, le PSG était au bord de la rupture il y a deux et trois ans. Devant ce constat effarant de descente aux enfers, des passionnés ont décidé de livrer un combat contre-la-montre et d’imposer à leur tour leur vision (partagée) de la gestion d’un club de football.
II) Une réponse en deux temps
Partant de rien, ces deux supporters indépendants ont décidé de monter un projet ambitieux d’entrée dans le capital du club. Ils se sont entourés pour cela de juristes, de contrôleurs de gestion et d’experts en marketing online avec l’objectif de rassembler le plus grand nombre et de devenir actionnaires du club afin de pouvoir se faire entendre sur plusieurs sujets.
Pour parvenir à leurs fins, ils ont élaboré une stratégie qui se sépare en deux temps : la conquête des supporters puis la négociation avec la Mairie de Paris et avec les actionnaires (Colony Capital, Butler).
En accédant au Conseil de Surveillance du Club, ils espèrent avoir leur mot à dire sur la nomination du Président qui viendra présenter son projet devant le Conseil d’Administration de l’Association des Socios. Tout ce qui touche au Parc des Princes devra également être débattu devant ce même conseil. Enfin pour tout ce qui concerne l’existence ou la pérennité du club, il en sera de même.
III) La faisabilité du projet
Le groupe créé sur Facebook comptabilise aujourd’hui plus de 12 000 membres et avec la prochaine campagne de communication, le nombre devrait vite gonfler. Quant au site internet du groupe (qui permettra de jauger le nombre d’adhérents possibles), il devrait être fonctionnel d’ici mars.
Rédacteur pour InfoPSG, Vincent livre son avis sur ce projet d’entrée dans le capital : « Je pense que cela pourrait être intéressant personnellement, tout dépend des personnes qui joignent le capital, si ce sont des supporters cadres exerçant une profession supérieure je pense que cela peut être intéressant, si ce sont des mecs comme Colony je vois pas trop l’intérêt. Puis je pense aussi qu’il vaudrait mieux que ce soit une mise en vente de parts du capital plutôt qu’agrandir celui ci. »
Plus de détails dans le second volet de notre enquête avec l’interview des deux supporters à l’origine de ce mouvement.