Publié: 6 juin 2009 par: Jérémy G.de R
À l’heure des conseils de classe où professeurs débattent de l’avenir d’élèves livrés à eux-mêmes, la rédaction d’InfoPSG décide de distribuer bons et mauvais points aux joueurs parisiens. Alors, qui a séduit ? Qui, au contraire, est complètement passé à côté ? Réponse.
Mickael Landreau : grand artisan du maintien de paris en ligue 1 ces deux dernières saisons, Micka n’a pas dérogé à la règle cette année. Alors, certes, il a commis plusieurs boulettes évitables et inadmissibles à ce niveau de compétition, mais à côté de cela il n’était pas loin des tout meilleurs portiers français, sortant toujours des arrêts de grande classe lorsqu’il le faut. Il coûte sûrement au PSG une demi-finale de coupe UEFA, mais comment oublier le talent qu’il abrite ?
Edel Apoula : du fait de son maigre temps de jeu, on ne peut pas vraiment porter de jugement sur sa saison. Il a bien porté les couleurs parisiennes lors de deux matchs en C3, mais il fut trop peu sollicité pour qu’on puisse en tirer des conclusions.
Sylvain Armand : après avoir traversé un grand vide en 2007/2008, Armand est redevenu cette saison un des premiers à son poste. Tout en sobriété et par ses placements sérieux, il a toujours su prendre le meilleur sur son vis-à-vis.
Marcos Ceará : c’est connu, les joueurs étrangers – et c’est d’autant plus criant chez les brésiliens – ont toujours besoin d’une période d’adaptation avant de montrer tout l’étendu de leurs capacités. Sans éclats voire médiocre l’année passée, Ceará s’est mué en très bon latéral. Découverte ou plutôt révélation de la saison, celui qui est pasteur peut désormais accomplir son objectif et prétendre légitimement à la sélection brésilienne. Assurément le coup de cœur de la rédaction.
Mamadou Sakho : il faisait ses débuts en championnat la saison dernière. Aujourd’hui, c’est tout simplement le patron de la défense parisienne (à seulement 19 ans). Si tant est que son csc face à Rennes (défaite 1-0) reste en travers de la gorge des supporters, il s’impose comme un arrière très prometteur alors qu’il possède encore une marge de progression. Futur stoppeur de l’équipe de France – à n’en pas douter – il a cette année explosé et révélé à la France du football les prouesses dont il était capable. Sans aucun doute l’avenir de la défense parisienne.
Zoumana Camara : l’ancien stéphanois vient de prolonger son contrat à Paris d’une année. Satisfaction pour les uns, déception pour les autres, Zoum n’aura pas laissé indifférent. Ses détracteurs lui reprochent des boulettes à répétition, tandis que ses sympathisants louent ses qualités athlétiques. Finalement, le bilan est positif puisqu’il réalise une bonne saison.
Sammy Traoré : à première vue, le grand sammy est plutôt l’amuseur public, celui qui a toujours le mot pour rire. Et pourtant, lorsqu’il a eu à pallier les absences de Sakho en charnière centrale et de Ceara côté droit, il n’a pas été ridicule, loin de là. Combatif et doté d’une grande abnégation, le malien s’est montré comme une alternative crédible derrière.
Larrys Mabiala : le congolais fut aligné à deux reprises par Paul Le Guen cette saison. Bien qu’il ait marqué un but (à Toulouse, défaite 4-1), cela ne sauve pas ses mauvaises prestations. Peut-être est-ce la pression ? Quoi qu’il en soit, il faudra attendre l’année prochaine pour avoir un avis plus aiguisé.
Grégory Bourillon : peu utilisé par le technicien parisien, Bourillon partira sûrement au mercato. À moins que son nouvel entraîneur ait besoin de lui, ce qui paraît peu probable s’il a regardé d’un peu plus près les prestations du lavallois. Maladroit et peu combatif, il insupporte les supporters parisiens lorsqu’il foule la pelouse. En bref, une influence sur le jeu proche du néant. Les espoirs placés en lui à son arrivée s’estompent peu à peu.
Claude Makelele : venu renforcer l’entrejeu parisien au dernier mercato estival, le vétéran n’a pas toujours montré satisfaction. Sûrement l’âge. Il est pourtant capable de délivrer des passes lumineuses, mais son inconstance aura parachevé l’édifice de sa carrière de footballeur. Si Maké rempile une année de plus sous le maillot parisien, c’est probablement pour jouer le rôle de remplaçant de luxe d’un milieu défensif de grande envergure espéré. Cependant, on devra reconnaitre au joueur de 36 ans une grande influence dans le renouveau psychologique qu’auront connu les franciliens au cours de la saison (un peu moins évident sur la fin, on reconnait).
Jérémy Clément : véritable pilier à la récupération, le « favori » de Le Guen aura démontré un état d’esprit exemplaire tout au long de l’année. Troisième poumon de l’équipe parisienne, ses qualités ne sont plus à prouver.
Clément Chantôme : réduit au rôle de titulaire occasionnel (en coupes) après la venue de Makelele, le jeune joueur aura à chacune de ses apparitions démontré une grande envie et un caractère exemplaire. De bon augure avant la saison prochaine.
Jérôme Rothen : que dire, que dire… Ces deux dernières années, Rothen a surnagé au sein d’un collectif qui a failli mener le club de la capitale à sa perte. Mais cette saison, le grand amoureux du PSG a été victime d’une saison « irrégulière » comme il l’avoue, forcément gêné. En perdant sa patte gauche que les supporters parisiens idolâtraient autrefois, c’est le côté gauche de l’équipe qui a disparu. Plus capable de tirer des coups de pieds arrêtés correctement, le numéro 25 aura bien agacé le public parisien. Il peut se targuer d’être le co-meilleur passeur du club (7 passes décisives) et 6ème passeur du championnat, mais cela ne lui pardonne en rien sa saison ratée. Même ses plus ardents fans – dont je fais partie – sont à court d’arguments à l’heure de défendre le bilan du gaucher francilien.
Stéphane Sessègnon : maître à jouer de l’équipe parisienne, le Béninois est l’auteur d’une très bonne saison (élu par ailleurs joueur de l’année par les lecteurs de psg.fr). Dribbleur hors pair, Ferrari en puissance, le joueur termine même dans le onze type du championnat. Certes victime de coups de sang – un de ses seuls défauts avec son manque d’altruisme -, il est co-meilleur buteur du club et peut même se muer en buteur lorsque l’envie lui prend (5 buts). Indiscutablement LE joueur à conserver.
Maxime Partouche : convoqué à quelques reprises dans le groupe pro cette saison, le jeune joueur n’a jamais eu le temps de démontrer des qualités. Il a fait son apparition sur le terrain à Nantes (victoire 4-1), l’instant de quelques minutes…
Tripy Makonda : titularisé deux fois (pour deux venues sur le banc de touche), le natif d’Ivry-sur-Seine a montré de très bonnes choses et beaucoup d’espoirs sont placés en lui. On attend la confirmation pour la saison prochaine, cela se concrétisera avant par une probable signature d’un contrat pro.
Loris Arnaud : il n’a pas eu sa chance cette saison. Pénalisé par une grosse blessure qui l’éloigna des terrains pendant longtemps, il n’a pu confirmer sa bonne entrée où il inscrivit notamment un but face à Lorient (victoire 3-2).
Fabrice Pancrate : sa première partie de saison laissait augurer de belles choses, mais l’ancien manceau s’est complètement effondré aux matchs retours. Ses entrées en cours de match pénalisaient plus qu’autre chose l’équipe parisienne, la réduisant quasiment à 10.
Peguy Luyindula : chouchou du Parc fin 2008, Peguy s’est transformé en bouc-émissaire du public parisien lors de la seconde moitié de saison. Irrégulier et moins décisif, il est retombé dans la banalité à laquelle il était habitué il n’y a pas si longtemps que ça. Doit se remettre en question avant d’évoquer une possible prolongation.
Mateja Kezman : débarqué à Paris en tant que second choix de Le Guen (qui lui préférait Briand), le serbe a dû s’adapter. Victime de début difficile en championnat, il s’est illustré en coupe UEFA où il inscrivit quelques buts. Pris d’un acte criant de déception lorsqu’il jeta son maillot sur la pelouse du Parc lors de PSG-Bordeaux, il devait être écarté toute la saison de l’équipe professionnelle. Mais Paul Le Guen en a décidé autrement en demandant qu’on le laisse s’entraîner avec les pros. Finalement, le joueur a disputé des bouts de matchs et n’a pu « éclater » qu’en fin de saison, lorsque la longue blessure de Hoarau le propulsa sur le devant de l’attaque parisienne. Il marqua à deux reprises et fut sollicité par les supporters qui l’ont consacré meilleur joueur du mois de mai (internautes de psg.fr). Il l’a dit à plusieurs reprises, s’imposer au club de la capitale est son objectif.
Ludovic Giuly : auteur de 9 buts en championnat, le lutin a réalisé un retour en France plutôt convaincant, lui qui est passé par le Barça et l’AS Roma. Nouvel esprit mobilisateur dans le vestiaire – aux côtés de Maké – le joueur a insufflé la culture de la gagne à ses coéquipiers. Résultat : Paris termine à dix places de plus que la saison passée.
Guillaume Hoarau : acheté 500 000€ au Havre (soit pas grand chose), le pari Hoarau ne semblait pas risqué. Au final, il se révèle fructueux. En inscrivant 17 buts, le réunionnais a montré tout l’étendu de son talent lors de sa première saison en Ligue 1. N’hésitant pas à revenir défendre lorsqu’il le fallait, il a fait preuve d’un état d’esprit hors du commun et d’une lucidité étonnante (appelez le « Mr. Humble ») au vu de son bilan. Sélectionné pour la première fois par Raymond Domenech en 2009, il aurait pu augmenter son compteur but si ses adducteurs ne l’avaient pas éloignés des terrains pendant plusieurs semaines. On attend la confirmation.
Jean-Eudes Maurice : avec un match de coupe UEFA, il est difficile d’évaluer le jeune Maurice.
Gaëtan Charbonnier n’a quant à lui disputé aucune rencontre.
Remarque de la rédac’ : Peut mieux faire ! Après deux trimestres satisfaisants, l’équipe parisienne a relâché tous les efforts lors du troisième. La saison prochaine sera déterminante afin de confirmer le renouveau de cette année.